Page d'accueil | 2008-05 »

28.04.2008

Poussière d'ange

98673647ecfa1211b6bacdd2e89f7586.jpgLa pluie me bloque aujourd’hui à l’intérieur, alors le mieux à faire c’est de mettre un peu de musique en attendant que ça passe ! Et que ça passe bien avec Ariane Moffatt ! Pour la première et sans doute la dernière fois, je vais vous parler un peu de musique. Certains d’entre vous la connaissent déjà, d’autres l’ont déjà entendu mais sans le savoir… Souvenez-vous la chanson de M, « la bonne étoile », et de cette voix féminine qui l’accompagnait dans une des versions… C’est en tout cas comme ça que moi que je l’ai découvert. Puis la génialissime « Montréal » est arrivée jusqu’à mes oreilles, et elle ne m’a plus quitté jusqu’à mon départ (http://fr.youtube.com/watch?v=I_go7ZblUPY). J’ai ensuite couru acheter son deuxième album (Le cœur dans la tête), puis le premier (Aquanaute) quelques semaines plus tard. Cet album est de mon point de vue tout simplement génial, quoiqu’un peu mélancolique tout de même. Les textes, les mélodies, tout y est… Depuis une semaine, Ariane Moffatt a sorti son troisième album ici au Québec (Tous les sens), un album dont elle viendra faire la promotion en France début 2009. Vous risquez alors de la voir envahir les plateaux télé… Je suis sur qu’elle va cartonner chez nous, et d’ici là, pour ceux qui ne la connaissent pas encore, n’hésitez pas à écouter quelques chansons, ces deux premiers albums sont disponibles en France.

20.04.2008

Le soleil donne

2e197035810d4008f25dc329bc3757d7.jpgLe printemps n’existe pas au Québec. L’hiver est si long que les Québécois ont du juger qu’il était inutile. En trois jours, nous sommes passés du lourd look esquimau à la légère combinaison short/t-shirt. Un peu comme si, en France, on se couchait un 15 janvier et on se réveillait le 15 juin. L’occasion était trop belle, direction le parc Laurier pour une petite partie de football (ou plutôt de soccer) entre Français. Mais quelle contraste de jouer sous un soleil déjà vigoureux, avec pour voisins encore quelques tas de neige qui tentent de résister à une fin inéluctable. Avec pour vue, aussi, le majestueux Mont-Royal, lui aussi toujours légèrement blanchi. Vingt degrés ou plus, de la neige, le paradoxe est saisissant.
Le paradoxe. C’est drôle comme lorsqu’on est étranger à une culture, on lui attribue tout un tas de contradiction. Premier exemple : l’écologie (ou le développement durable, c’est plus à la mode). Quelle joie de découvrir qu’à Montréal, chacun bénéficie d’un bac où il place tous ses déchets à recycler, qui est relevé une fois par semaine (A quand ce système en France ?). Tout le monde à l’air de jouer le jeu. En revanche, on ne paye pas l’eau ici… Ce qui entraîne, paraît-il, de longs après-midis lavage de voiture ! Les « chars », parlons-en justement… Le 4x4 est ici le véhicule le plus développé (le 4x4 s’apparente ici à un camping-car, j’exagère à peine), et les véhicules type 206 sont inexistants… Les mauvaises langues diront que c’est ce qu’il faut pour rouler à Montréal, où les nids de poules semblent être une institution.
Deuxième point, la nourriture, où plutôt la bouffe (incroyable, mais un supermarché du coin a pour slogan « Vive la bouffe »). Tous les produits alimentaires affichent leur taux de matière grasse, qui sonne comme une injure à partir d’un certain point pour les Québécois. Tous semblent faire la chasse au gras, traqué comme un ennemi mortel. Pourtant, lorsqu’on fait ses courses, impossible d’acheter une bouteille de soda de moins de deux litres, un yaourt de moins de 150 g, un pot de sauce tomate de moins d’un kilo… J’ai l’impression de faire mes courses pour une famille nombreuse !
Autre paradoxe que j’ai souligné, la langue. Ici, les expressions anglophones employées chez nous ont toutes été traduite en français. Un exemple parmi d’autre, on ne dit pas week-end mais fin de semaine. Les titres des films sont aussi traduits : Bad boys donne Mauvais garçon, ou encore, ça me fait mourir de rire, Vanilla sky s’est transformé en Un ciel couleur vanille… A l’opposé, les Québécois ponctuent leurs phrases d’expressions typiquement anglophones… On entend des anyway toutes les deux phrases. Enfin, on peut noter une organisation totalement différente au niveau des impôts et taxes. Les impôts sont ici prélevés à la source, sur le salaire, ce qui permet certainement de mieux contrôler son budget. Mais en revanche, l’effet est inverse avec le système des taxes, qui correspondent à notre TVA. Les prix sont affichés hors taxe, et lorsque l’on n’a pas l’habitude, on ne sait jamais ce qu’on va payer… D’autant plus que dans les bars et restaurants le service n’est pas compris… Un plat affiché à 10 dollars en coûtera donc plutôt 13 en réalité…
Je finirais cette note par quelque chose de totalement différent. Je ne peux m’empêcher d’avoir une petite pensée pour mon ami Cyril, qui est en Chine, et qui par conséquent n’a pas accès à ce blog…

16.04.2008

Bonne idée

609643ad3119ef2c2fb182d548af6f43.jpg« Mais qu’est-ce que tu vas faire là-bas ? » La question m’a fait sourire pendant des mois. A quelques jours du décollage, elle a fini par m’envahir moi aussi. Quand nous avons décidé de partir, avec Kevin, au mois de juin dernier, tout paraissait simple : quelques formalités pour obtenir le visa, et le Canada nous tendrait les bras. Les derniers jours avant le grand saut, tout n’était plus si simple… Quitter la France et la famille, qui venait de s’agrandir, ma vie à Bordeaux, et même un vrai travail ! Sans oublier tous les amis laissés ici, même si j’en ai amené un avec moi. Et pour faire quoi alors ? La question me faisait donc sourire, parce que la réponse m’a en fait toujours paru évidente ! Quelle belle opportunité à saisir que de pouvoir découvrir cette culture à la fois si proche et si éloigné de la nôtre, si facilement !
56a83a054706d33d20c3c6ebb61f34d2.jpgVoilà donc trois semaines exactement que j’ai posé le pied sur le sol nord américain. Je me décide enfin à partager cette expérience un peu plus sérieusement qu’à travers quelques mails écris à la va-vite. Les cinq premiers jours, nous les avons passés dans une auberge de jeunesse très sympa, avant de trouver une chambre à partager pour un mois avec… un Français ! Bobby (de son vrai nom Robert) a accepté de nous louer une chambre dans son appartement pour le moi d’avril, avant que l’on trouve une colocation pour mai (c’est fait !). Etudiant en doctorat, il est ici depuis sept ans et parle comme un vrai Québécois.
67f038f7ae9aa0eb415c23355b9c41d0.jpgPour l’instant, Kevin et moi n’avons pas encore d’emploi (mais nos recherches s’activent !) alors on en profite pour visiter. C’est une ville qui ne ressemble pas du tout aux françaises, avec ses rues parallèles de plusieurs kilomètres de long notamment. On commence à se faire à la vie ici, même s’il n’est pas évident de prendre le rythme des Québécois qui mangent vers 17 heures et se couchent souvent assez tôt. Autre différence, et pas la moindre : les tas de neige qui nous attendait à notre arrivée ! Il faut dire qu’il est tombé près de quatre mètres sur la ville cet hiver ! Tout ou presque a fondu aujourd’hui, et l’on découvre qu’il y a des bancs dans les parcs…
Pour l’instant, nous ne sommes sortis qu’une seule fois de la ville. Samedi, nous avons diné dans une cabane à sucre. C’est une activité très prisée des Québécois à cette époque. C’est dans ce genre d’endroit que l’on fabrique le fameux sirop d’érable. Pour faire comme les locaux, j’ai arrosé mon assiette (omelette, fèves au lard, saucisse, pommes de terre…) d’un peu de sirop. Mais tout ce sucre c’était quand même un peu trop pour mon estomac de petit français !
Alors voilà il nous reste des tas de choses à découvrir durant les mois qui viennent… Et c’est ça que je suis venu faire ici. Je reste persuadé que c’est une bonne idée !

Toutes les notes