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03.06.2008

Travailler c'est trop dur !

7d87001ad2826dee294e2d69fa1f07b9.jpgMais, on le sait bien, voler c’est pas beau… Alors après deux mois à vivre sur mes économies, il a bien fallu reprendre le chemin de la vie active. Depuis une semaine, me voilà donc commis d’épicerie dans un supermarché à deux pas de chez moi. Mon travail, fort enrichissant, consiste à alimenter les rayons en papier toilette, biscuits, sodas ou autre crèmes glacées. Je m’acquitte de ces tâches dans un magnifique uniforme qui me sied à merveille, permettant aux clients de m’identifier. Et par conséquent de m’interpeller lorsqu’ils ne trouvent pas leur produit préféré. Je ne leur suis souvent d’aucune utilité, car soit je n’arrive même pas à déchiffrer ce qu’il me demande, soit je ne connais même pas le produit en question. Mais je ne suis pas non plus trop dépaysé, puisque le quartier où l’on habite est rempli de Français, et je le constate tous les jours dans les allées du magasin.
Évidemment, ça a l’air drôle comme ça, mais c’est vraiment pas facile de se remettre dans ce rythme de travail. Avant d’arriver ici, je faisais un travail que j’aimais, pour une rémunération autrement plus motivante. Surtout, je gérais ma journée plus ou moins comme je le désirais. L’essentiel était d’avoir fini son job à la fin de la journée… Là, tout est réglé comme du papier à musique. Je bosse huit heures par jour, avec une heure de pause pour manger, et deux pauses d’un quart d’heure autorisées. Et attention, il faut pointer avec sa petite carte, au moindre mouvement. J’avais déjà fait ce type de job en France, mais après avoir exercé le métier de journaliste, c’est dur de revenir à ça !
Ce n’est pas non plus la mine, c’est largement supportable, mais je ne pense pas faire ce job plus d’un mois. Tout d’abord, au niveau jours de congé, c’est scandaleux ! Cette semaine, je suis de repos mardi et jeudi. Comme disent les Québécois, «  ça a juste pas de sens ! » D’ailleurs, je n’ose même pas espérer avoir un jour un week-end de congé. Ce qui est assez problématique pour maintenir un embryon de vie sociale et surtout s’offrir quelques virées pour découvrir le Québec.
Aussi, je vais travailler comme agent de foule pendant les onze jours du Festival de Jazz (26 juin au 6 juillet). Le salaire est un peu plus élevé, et ça sera sûrement un peu plus sympa comme mission. Ensuite, si ça se passe bien, je pourrais peut-être faire de même pour les Francopholies. Puis, pourquoi pas trouver un job dans mon domaine. Je vais postuler à quelques offres, lancer quelques candidatures, et on verra bien. Et si je trouve un travail sérieux, pourquoi pas rester un peu plus longtemps à Montréal. Il y a trop de choses à voir et à faire ici, et un an, c’est beaucoup trop court !

Commentaires

ça apprend à vivre!!!!!!! vive le journalisme!!!!!

Ecrit par : Papa, Maman | 03.06.2008

mon voyage touristique au quebec date de 20 ans....et oui tu es le dernier des zinzins et je suis l'ainée ! tu mets en rayon et
tu travailles pour manger......mais c'est formateur, il y tellement de gens qui ne mesurent leur ego qu'à leur feuille de paye.....tu echappes ainsi à cette catégorie parfois infréquentable qui te jauges en 2 secondes "c'est quoi ton job?"
en ce moment je suis la reine du benevolat, un mi-temps par semaine et pas un sou de cotisations pour ma retraite, mon epanouissement passe par d'autres motivations, si tu fais des choix différents ne te laisse pas ralentir par le regard des autres et vis chaque instant avec plaisir !

Ecrit par : sylvie | 05.06.2008