<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?> <rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"> <channel> <title>Montréal et moi</title> <description>C'est beau, mais c'est loin !</description> <link>http://montrealetmoi.blogspirit.com/</link> <lastBuildDate>Thu, 28 Aug 2008 07:40:47 +0200</lastBuildDate> <generator>blogSpirit.com</generator> <copyright>All Rights Reserved</copyright>  <item> <guid isPermaLink="true">http://montrealetmoi.blogspirit.com/archive/2008/07/28/voyage-voyage.html</guid> <title>Voyage, voyage</title> <link>http://montrealetmoi.blogspirit.com/archive/2008/07/28/voyage-voyage.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Seb)</author>  <pubDate>Mon, 28 Jul 2008 22:33:58 +0200</pubDate> <description> &lt;img src=&quot;http://montrealetmoi.blogspirit.com/media/01/01/e1cd48a84da3358e72c9b5adf2ec176e.jpg&quot; id=&quot;media-229049&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;44252fbcf54ff72ba20c0f5f14f9da44.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Il y a le ciel, le soleil et... la mer ?&lt;/strong&gt; Les rives du Saint-Laurent, c'est presque ça ! Ce week-end, je suis sorti de mon cocon montréalais pour aller voir un peu ce qui se passe ailleurs. Direction le nord, pour découvrir les environs de Tadoussac, petite ville réputée pour son tourisme très développé autour de la baleine. Nous y reviendrons.&lt;br /&gt;
Dans ce secteur, le fleuve Saint-Laurent est large d'environ 30 km... Difficile donc de ne pas s'imaginer à l'océan. Sur les rives, il y a des baies, comme à l'océan, il y a des plages, comme à l'océan, il y a des touristes, comme à l'océan, il y a de l'eau salé, comme à l'océan... En fait, il n'y a qu'un détail qui permet de se rappeler que ce n'est pas l'océan. L'eau est à 4 degrés, 5 si vous avez de la chance ! Cela n'enlève toutefois rien à ce fleuve gigantesque. En tant que Français, qui a essentiellement passé du temps entre Rhône et Saône, ou aux alentours de la Loire et la Garonne, difficile de se dire que cette immense étendue de flotte n'est qu'un fleuve... Moi ça me faisait plus penser au lac d'Annecy !&lt;br /&gt;
Mais le but ultime de ce petit (quand on se réfère au Québec, sinon c'est presque comme si j'avais traversé l'Hexagone) voyage, c'était les baleines. Donc une fois arrivés sur place, mes compagnons de route et moi n'avaient plus qu'une seule angoisse : avoir fait toute cette route et ne même pas voir un bout d'aileron... La chance devait être avec nous car dès le samedi matin, alors qu'on s'était installés sur les rochers en face du fleuve, deux baleines se sont montrées, à seulement quelques mètres du rivage... Un fait assez rare puisque on n'en a pas revu à cet endroit le reste du week-end. Mais le plus beau restait à venir. Une excursion en zodiaque au milieu du fleuve. &lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://montrealetmoi.blogspirit.com/media/01/00/84ef9b88355de7a93b9bb7307c30b2d8.jpg&quot; id=&quot;media-229052&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;459ddcce3e6ec7f674351e94aeacc476.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;Après 30 minutes pour rejoindre le site d'observation, j'étais complètement trempé à cause de la vitesse de l'engin et des quelques remous sur le fleuve. Heureusement qu'on nous équipe avant de monter sur le zodiaque, parce que je vous rappelle que l'eau n'est pas des plus chaude !&lt;br /&gt;
Une fois sur le site, tu te saisis de ton appareil photo, mais il est quasiment impossible d'en prendre une qui ressemble à quelque chose. Puis tu le délaisses pour profiter pleinement des baleines de plus de 20 mètres qui soufflent à quelques mètres de toi, mais aussi des bélugas, des marsouins, et des phoques. Bref, une expérience vraiment unique. Après toutes ces émotions, et un passage par Tadoussac, petite ville aux allures de Pays Basque, nous sommes rentrés dormir dans notre beau tipi. Pour vivre un peu de cette aventure avec moi, il y a quelques nouvelles photos dans l'album ! </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://montrealetmoi.blogspirit.com/archive/2008/06/30/liberez-nous-des-liberaux.html</guid> <title>Libérez-nous des libéraux !</title> <link>http://montrealetmoi.blogspirit.com/archive/2008/06/30/liberez-nous-des-liberaux.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Seb)</author>  <pubDate>Mon, 30 Jun 2008 22:50:00 +0200</pubDate> <description> &lt;img src=&quot;http://montrealetmoi.blogspirit.com/media/01/01/e94dc7658467f03e9f4ea613326eed06.jpg&quot; id=&quot;media-215473&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;01db2e28f5228a26903b1abbde5d036d.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Jean Charest a du apprécier son cadeau !&lt;/strong&gt; Le 24 juin dernier, le jour de la fête nationale de la province, ça ne s'invente pas, le premier ministre du Québec avait 50 ans. Ce soir-là, à Montréal, comme partout ailleurs, la Belle Province était en délire, comme à chaque Saint-Jean Baptiste. Un énorme concert, dans un immense parc de la ville, et des milliers de personnes. Le groupe Loco Locass, emblème du rap québécois, arrive donc avec un cadeau pour le premier ministre libéral : une chanson écrite en 2004 qui a fait couler beaucoup d'encre : « Libérez-nous des libéraux » (http://www.youtube.com/watch?v=6YbIOrnn-5E). Au-delà de la prise de position idéologique, c'est également un moyen pour le groupe de réaffirmer son désir de souveraineté pour le Québec. Et ce n'est vraiment pas très gentil pour ce bon vieux Jean (de son vrai nom John d'ailleurs...). Un petit extrait : « On est loin de « Maître chez Nous », Maintenant comme jamais, il y a un traître chez nous. Ça s'entend quand il parle comme un derrière de boîte de céréales... » Evidemment j'ai choisi un des passages les plus softs. &lt;br /&gt;
Durant la chanson, les milliers de Québécois présents agitaient tous leur drapeau bleu et blanc, en scandant des paroles qu'ils semblaient pour un bon nombre connaître sur le bout des doigts... Surréaliste ! Une critique du gouvernement en place lors d'un événement aussi institutionnel, diffusé en direct à la télévision dans tout le Québec... Serait-ce possible chez nous ? Évidemment le contexte est très différent ici, la question n'a peut-être même pas lieu d'être. Mais ce qui m'impressionne par dessus tout, c'est cette soif d'indépendance d'une grande partie des Québécois francophones, qui se fait si forte lors de la fête nationale. Cette soif qui, me semble-t-il, dans l'histoire moderne de la province, ne s'est jamais exprimée par la moindre étincelle de violence. Notre président a dit un jour : « Ceux qui ne sont pas avec moi sont contre moi. » Je trouve que ça résume assez bien une caractéristique de la mentalité française, même si évidemment il ne faut pas généraliser. Ce qui m'a interpellé au Québec, c'est que les souverainistes sont pro-Québécois sans être anti-Canadien. La plupart aime le Canada, mais ils se sentent éminement plus Québécois avant d'être Canadien.&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://montrealetmoi.blogspirit.com/media/00/00/c1186afe4af6751bfc5f380f904d747b.jpg&quot; id=&quot;media-215485&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;3efddc771856f2fb9d84b8f53a9bf4f2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;La veille, j'étais à Québec pour la grande fête sur les plaines d'Abraham (là même où il y a plus de 300 ans, selon mes colocs, les Français ont abandonné le Québec. Je ne suis pas un spécialiste de l'histoire Québécoise mais je trouve que c'est une version un peu simpliste ;-) ) Là aussi le défilé de drapeaux québécois était impressionnant, et l'amour de ce peuple pour sa province vraiment palpable.  La ville de Québec, que j'ai pour l'occasion furtivement découverte, a l'air vraiment charmante... La fête était totale, même si j'ai eu un peu peur de ne jamais revenir des fameuses plaines. Surement pour se venger, ma coloc, et son chum (petit ami pour les non-initiés), m'ont « perdu » dès le début de la soirée sur les plaines. L'alcool aidant (ce n'est peut-être pas le bon mot !), j'ai perdu l'autre personne qui m'accompagnait quelques temps après... &lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://montrealetmoi.blogspirit.com/media/01/02/d6bcdb3d3a7ddad27e1d3419ca460ca7.jpg&quot; id=&quot;media-215481&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;707d9f512f0ff78d95ba362004ec9ce7.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Je me suis donc retrouvé seul au milieu de 100 000 personnes, incapable de retrouver le chemin de l'hôtel, au milieu de la nuit... Mais tout s'est bien terminé et j'ai pu aller me coucher après une bonne poutine ! </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://montrealetmoi.blogspirit.com/archive/2008/06/03/travailler-c-est-trop-dur.html</guid> <title>Travailler c'est trop dur !</title> <link>http://montrealetmoi.blogspirit.com/archive/2008/06/03/travailler-c-est-trop-dur.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Seb)</author>  <pubDate>Tue,  3 Jun 2008 18:27:53 +0200</pubDate> <description> &lt;img src=&quot;http://montrealetmoi.blogspirit.com/media/02/02/0e08149b4cc21f661a817dcdf4a0add3.jpg&quot; id=&quot;media-200885&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;7d87001ad2826dee294e2d69fa1f07b9.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Mais, on le sait bien, voler c’est pas beau…&lt;/strong&gt; Alors après deux mois à vivre sur mes économies, il a bien fallu reprendre le chemin de la vie active. Depuis une semaine, me voilà donc commis d’épicerie dans un supermarché à deux pas de chez moi. Mon travail, fort enrichissant, consiste à alimenter les rayons en papier toilette, biscuits, sodas ou autre crèmes glacées. Je m’acquitte de ces tâches dans un magnifique uniforme qui me sied à merveille, permettant aux clients de m’identifier. Et par conséquent de m’interpeller lorsqu’ils ne trouvent pas leur produit préféré. Je ne leur suis souvent d’aucune utilité, car soit je n’arrive même pas à déchiffrer ce qu’il me demande, soit je ne connais même pas le produit en question. Mais je ne suis pas non plus trop dépaysé, puisque le quartier où l’on habite est rempli de Français, et je le constate tous les jours dans les allées du magasin. &lt;br /&gt;
Évidemment, ça a l’air drôle comme ça, mais c’est vraiment pas facile de se remettre dans ce rythme de travail. Avant d’arriver ici, je faisais un travail que j’aimais, pour une rémunération autrement plus motivante. Surtout, je gérais ma journée plus ou moins comme je le désirais. L’essentiel était d’avoir fini son job à la fin de la journée… Là, tout est réglé comme du papier à musique. Je bosse huit heures par jour, avec une heure de pause pour manger, et deux pauses d’un quart d’heure autorisées. Et attention, il faut pointer avec sa petite carte, au moindre mouvement. J’avais déjà fait ce type de job en France, mais après avoir exercé le métier de journaliste, c’est dur de revenir à ça ! &lt;br /&gt;
Ce n’est pas non plus la mine, c’est largement supportable, mais je ne pense pas faire ce job plus d’un mois. Tout d’abord, au niveau jours de congé, c’est scandaleux ! Cette semaine, je suis de repos mardi et jeudi. Comme disent les Québécois, «  ça a juste pas de sens ! » D’ailleurs, je n’ose même pas espérer avoir un jour un week-end de congé. Ce qui est assez problématique pour maintenir un embryon de vie sociale et surtout s’offrir quelques virées pour découvrir le Québec.&lt;br /&gt;
Aussi, je vais travailler comme agent de foule pendant les onze jours du Festival de Jazz (26 juin au 6 juillet). Le salaire est un peu plus élevé, et ça sera sûrement un peu plus sympa comme mission. Ensuite, si ça se passe bien, je pourrais peut-être faire de même pour les Francopholies.  Puis, pourquoi pas trouver un job dans mon domaine. Je vais postuler à quelques offres, lancer quelques candidatures, et on verra bien. Et si je trouve un travail sérieux, pourquoi pas rester un peu plus longtemps à Montréal. Il y a trop de choses à voir et à faire ici, et un an, c’est beaucoup trop court ! </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://montrealetmoi.blogspirit.com/archive/2008/05/13/je-t-aime-moi-non-plus.html</guid> <title>Je t'aime... moi non plus</title> <link>http://montrealetmoi.blogspirit.com/archive/2008/05/13/je-t-aime-moi-non-plus.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Seb)</author>  <pubDate>Tue, 13 May 2008 03:45:00 +0200</pubDate> <description> &lt;img src=&quot;http://montrealetmoi.blogspirit.com/media/01/01/c6c490c23624f0c1f660d82e9b4ae93c.jpg&quot; id=&quot;media-188582&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;70a9b9400992e78e587cef6a566d3be7.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Cette ville est vraiment unique.&lt;/strong&gt; Quelle chance de grandir ici et de bénéficier de ses deux cultures imbriquées l’une dans l’autre. Tous (ou presque) les gens de mon âge sont bilingues, et c’est naturel ici. En gros, l’est de la ville est francophone, et l’ouest anglophone (sauf qu’à Montréal, l’est n’est pas vraiment à l’est, et l’ouest pas vraiment à l’ouest, mais ça c’est une autre histoire). Les deux cultures cohabitent, avec leurs influences différentes. Pourtant, c’est inévitable, elles s’entrechoquent. &lt;br /&gt;
Une de mes colocs me disait récemment qu’elle adorait le Canada, mais que s’il y avait un nouveau referendum, elle voterait sans hésiter pour l’indépendance du Québec. Il faut dire que les Québécois francophones sont vraiment attachés à leur racine, et à leur (notre) langue. Une véritable bataille est livrée en ce sens par les députés des partis souverainistes favorables à l’indépendance. &lt;br /&gt;
D’ailleurs, et c’est je crois passé inaperçu chez nous en France, une grosse polémique est née ces derniers jours ici, concernant le lancement des festivités du 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec. Ce matin, un journaliste du quotidien La Presse écrivait même ceci : « A aucun moment la polémique (…) n’a traversé l’Atlantique. Les Français, de toute manière, n’en auraient sans doute pas saisi tout le sel. » Il me semble pourtant avoir bien compris, alors je vais essayer d’expliquer tout ça clairement. &lt;br /&gt;
Lors du départ des festivités donc, jeudi à La Rochelle, la gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, était présente. Sa venue a apparemment séduit les médias français et également notre cher président. Seulement ici, tout ça a eu du mal à passer. Michaëlle Jean, d’origine Haïtienne, est arrivée au Québec à 11 ans, et parle un français excellent. Mais là où le bât blesse, c’est qu’elle représente la couronne d’Angleterre, et donc plutôt la culture anglophone du pays ! Un comble pour les partis politiques québécois pro-indépendance, qui dénoncent l’absence de Jean Charest, premier ministre de la province, jeudi à La Rochelle. Lequel a répondu que la gouverneure générale était Québécoise, et qu’il ne voyait pas le problème. Mais pour le Parti Québécois, tout cela cache la volonté d’Ottawa de récupérer l’anniversaire du départ de Samuel de Champlain… Et donc que le Canada soit le principal bénéficiaire de l’événement, plus que ce satané Québec qui ne cesse de vouloir s’émanciper.&lt;br /&gt;
Le mari de Carla Bruni a de son côté ajouté un peu d’huile sur le feu. « Vous savez que nous, on est très proches du Québec, mais je vais vous le dire, on aime beaucoup le Canada aussi », a-t-il déclaré. En précisant aussi que la France n’entendait plus opposer ses deux amitiés, ses deux fidélités pour le Québec et le Canada, Nicolas a délivré un message que les Québécois (du moins les francophones) ont perçu comme un abandon. C’est sûr qu’il est loin, ce jour de juillet 1967, où le Général prononça ces mots du haut de l’Hôtel de Ville de Montréal : « Vive le Québec libre ! » </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://montrealetmoi.blogspirit.com/archive/2008/05/06/voila-c-est-fini.html</guid> <title>Voilà, c'est fini</title> <link>http://montrealetmoi.blogspirit.com/archive/2008/05/06/voila-c-est-fini.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Seb)</author>  <pubDate>Tue,  6 May 2008 01:45:54 +0200</pubDate> <description> &lt;img src=&quot;http://montrealetmoi.blogspirit.com/media/00/01/4eafea19d48ac8f91b3ef88ec319ec99.jpg&quot; id=&quot;media-184908&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;c0ac3e102c55ecff7849c4e071b01d9a.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;« Je saigne ».&lt;/strong&gt; Voilà ce que j’ai pu lire aujourd’hui, deux jours après le drame, sur le T-shirt d’un badaud… Il faut dire que personne ne l’avait vu venir, où plutôt tout le monde s’était persuadé que ça n’arriverait pas, ou du moins pas si vite. Il a pourtant fallu de quelques minutes pour que le rêve de toute une ville, et même d’une région, ne s’évanouisse définitivement. &lt;br /&gt;
« Je saigne ». Ces deux mots simples, mais forts, étaient inscrits juste à côté du logo de l’équipe de hockey de la ville, le Canadien de Montréal. Ce club mythique, 24 fois vainqueur de la coupe Stanley, cristallise toute la ferveur des Québécois pour ce sport méconnu chez nous. Pourtant depuis 1993, la clé de l’armoire à trophées n’a jamais resservi ! Alors quand cette saison, malgré le fait que tous les analystes promettaient l’enfer au Tricolore (l’un des nombreux surnoms du club qui évolue en bleu-blanc-rouge !), l’équipe s’est mise à bien tournée, c’est toute la ville qui s’est prise au jeu. Lorsque nous avons atterri à Montréal, le club venait de valider son ticket pour les play-offs (les Québécois disent les séries), auxquels il n’avait pas participé l’année précédente. On a vu alors fleurir des drapeaux aux couleurs du Canadien sur un nombre incalculable de voitures… « La ville est hockey » dit un slogan, c’était tout à fait ça. Et pour la première fois depuis 1992, l’équipe a même terminé à la première place de l’association Est, ce qui permet d’avoir un parcours a priori plus dégagé vers la grande finale…&lt;br /&gt;
Depuis le 9 avril, avec le début des séries, c’était match de hockey un soir sur deux. Je me suis pris au jeu et j’ai appris à mieux connaître ce sport. Je n’avais de toute façon pas le choix puisque ne pas suivre les Canadiens à Montréal, c’est comme si tu ne connais pas Sarkozy en France, tu ne peux pas prendre part aux trois quarts des discussions !&lt;br /&gt;
Au premier tour, Montréal a souffert contre Boston, puisqu’ils ont éliminé l’équipe américaine seulement au bout du septième match décisif, au Centre Bell (la salle de hockey de Montréal). Après le match, la ville s’est enflammée, presque trop peut-être, puisque certains en ont profité pour faire un peu de shopping gratuit et brûler quelques voitures de flics… &lt;br /&gt;
Samedi soir, c’était le cinquième match de la série face à Philadelphie, qui menait la série 3 à 1 (le premier à 4 victoires se qualifie). Montréal faisant donc face à l’élimination, et malgré l’ambiance du Centre Bell, les joueurs du Tricolore ont craqué en fin de partie, pour s’incliner 6 à 4. Au revoir les rêves de finale, les joueurs sont en vacances… Mais l’histoire d’amour entre la ville et le club, largement comparable à la ferveur des Français quand l’équipe nationale de foot joue une coupe du Monde, n’est pas prête de s’arrêter. Les drapeaux continuent de flotter sur les voitures, aux balcons des appartements, et les T-shirts aux couleurs de l’équipe sont toujours aussi répandus. Au fond, tout ça recommence dans quelques mois, avec une nouvelle chance pour le club d’apporter ce 25ème titre si attendu sur les rives du Saint-Laurent. Alors, comme ils disent ici (ils peuvent se mettre à scander ça dans une boîte de nuit, tous ensemble, c’est du vécu, et ça fait limite peur !) : « Go Habs go !!! » </description>  </item>  </channel> </rss> 